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Valeur ajoutée des graisses résistantes

Valeur ajoutée des graisses résistantes

Newsletter rédigé par Daya Will, Représentant Bovins chez Vanden Avenne-Ooigem nv

 

Valeur ajoutée des graisses résistantes à la digestion dans la ration des vaches laitières

 

 

Dans l'élevage laitier moderne, les vaches à haut rendement sont confrontées à un défi énergétique majeur, en particulier au cours des premières semaines suivant le vêlage.

 

Au cours de cette période, les besoins énergétiques liés à la production laitière sont souvent supérieurs à ce que la vache peut absorber par le biais de son alimentation. C'est pourquoi il est important d'augmenter la densité énergétique de la ration. Les graisses résistantes à la fermentation peuvent y contribuer utilement.

 

 

Un apport énergétique supplémentaire sans perturber la digestion

 

Les graisses contiennent environ 2,5 fois plus d'énergie que les glucides et constituent donc un moyen efficace d'ajouter de l'énergie supplémentaire à la ration.

 

Cependant, toutes les graisses ne peuvent pas être distribuées sans distinction ; on fait la distinction en fonction de leur résistance au rumen.

 

Les graisses non résistantes sont dégradées dans le rumen et peuvent perturber l'activité des bactéries décomposant les fibres. Lorsqu'elles sont distribuées en quantités trop importantes, cela peut entraîner une diminution de l'activité du rumen et une baisse de l'utilisation de l'aliment.

 

Les graisses résistantes au rumen sont traitées de manière à traverser en grande partie le rumen. La digestion n'a lieu que dans l'intestin grêle, ce qui n'affecte pas les micro-organismes du rumen. Cela permet d'augmenter la densité énergétique de la ration sans compromettre la santé du rumen.
 

 

Soutien à la production et à la condition physique

 

En limitant le déficit énergétique au début de la lactation, les graisses résistantes à la fermentation peuvent contribuer à un apport énergétique plus stable.

 

Cela favorise non seulement la production laitière, mais peut également avoir un effet positif sur la teneur en matière grasse du lait. De plus, un meilleur équilibre énergétique aide à limiter la perte excessive de condition physique après le vêlage, ce qui est bénéfique tant pour la santé que pour la fertilité de la vache.

 

 

Importance du profil en acides gras

 

L'action des graisses alimentaires est largement déterminée par leur composition en acides gras, le rapport entre les acides gras saturés et insaturés jouant notamment un rôle déterminant sur la production laitière, la teneur en matière grasse du lait et l'état corporel.

 

La graisse n'est donc pas une matière première uniforme : il convient de toujours choisir le type de graisse adapté à l'objectif de la ration.

 

  • Acides gras saturés (tels que l'acide palmitique C16:0 et l'acide stéarique C18:0) : ils sont stables dans le rumen et fournissent principalement de l'énergie.
     
  • Acides gras insaturés (tels que l'acide oléique C18:1, l'acide linoléique C18:2 et l'acide linolénique C18:3) : outre leur fonction énergétique, ils ont également une influence sur la teneur en matière grasse du lait et la fertilité.

 

Considérations économiques

 

Bien que les graisses stables à la cuisson puissent offrir des avantages évidents, leur utilisation n'est pas automatiquement rentable dans toutes les situations.

 

La valeur ajoutée dépend notamment du coût du produit, du niveau de production des vaches et du prix actuel du lait. Une utilisation judicieuse dans le cadre d'une ration équilibrée reste donc essentielle.

 

 

CONCLUSION

 

Les graisses stables augmentent la densité énergétique de la ration. À condition d'être correctement dosées et composées, elles contribuent à une production laitière plus élevée, à une meilleure fertilité et à un état corporel plus stable. Les graisses stables apportent ainsi une valeur ajoutée évidente dans le cadre d'une ration équilibrée pour vaches laitières.

 

 

Pour plus d'informations, veuillez contacter votre représentant en élevage bovin.